Nous traitons le repos comme une récompense, alors qu’il est une condition.
Dans cette logique, il faudrait « avoir mérité » sa pause, ce qui revient à la reporter indéfiniment puisque la liste des tâches ne se vide jamais. Résultat : on se repose quand le corps impose l’arrêt, c’est-à-dire toujours trop tard et pour beaucoup plus longtemps.
La performance intellectuelle ne fonctionne pas de façon linéaire.
Après un certain seuil, chaque heure supplémentaire produit moins de valeur et davantage d’erreurs — erreurs qu’il faudra corriger le lendemain, souvent au prix de plusieurs heures. L’épuisement n’est pas un signe d’engagement, c’est un problème de gestion de la capacité.
• Planifiez la récupération : Une pause inscrite dans l’agenda a lieu. Une pause espérée entre deux réunions n’existe pas.
• Coupez vraiment : Un temps de repos pendant lequel on consulte ses messages ne repose de rien. La déconnexion partielle est la pire des deux options.
• Montrez l’exemple : Si vous envoyez des messages le dimanche soir, votre discours sur l’équilibre n’aura aucun effet sur votre équipe.
Se reposer n’est pas s’arrêter de progresser. C’est ce qui vous permet d’être encore là dans cinq ans, avec la même qualité de jugement.
À quand remonte votre dernière vraie coupure, sans notifications ?
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