Ceux qui portent les autres oublient souvent qu’ils doivent aussi être portés.
Managers, chefs de projet, parents, aidants : les mêmes personnes se retrouvent à absorber les tensions des autres, à rassurer, à arbitrer. Et à force d’être le point d’appui de tout le monde, on finit par ne plus avoir soi-même de point d’appui.
Prendre soin de soi n’est pas un repli égoïste. C’est une condition de disponibilité.
Une personne épuisée devient moins patiente, moins juste dans ses arbitrages, moins capable d’écouter. Ce n’est pas un jugement moral, c’est un simple constat physiologique. La qualité de votre présence aux autres dépend directement de l’état dans lequel vous êtes.
• Identifiez ce qui vous recharge réellement : Ce n’est pas forcément ce qui est censé détendre. Faites la liste de ce qui vous a réellement redonné de l’énergie ces six derniers mois.
• Traitez ces moments comme des engagements : Ce que vous protégez seulement « s’il reste du temps » disparaîtra à la première période chargée.
• Acceptez l’aide : Savoir demander du soutien n’affaiblit pas votre position. Cela autorise surtout les autres à en demander à leur tour.
Vous n’êtes pas une ressource illimitée. Vous êtes la personne dont dépendent plusieurs équilibres — et c’est précisément pour cela qu’il faut vous préserver.
Qu’avez-vous supprimé de votre vie personnelle « temporairement » et jamais réintégré ?
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