Prends ton temps, il n’y a pas de précipitation

Prends ton temps, il n'y a pas de précipitation - Jose Penda, PMP

La précipitation se déguise souvent en efficacité.

On valide une spécification sans la relire, on lance un développement sans avoir cadré le besoin, on répond à un client dans l’heure sans avoir vérifié la faisabilité. Sur le moment, on a l’impression d’avancer vite. En réalité, on déplace simplement le travail vers un moment où il coûtera trois fois plus cher.

En gestion de projet, ce phénomène porte un nom : le retravail.

C’est l’un des postes de coût les plus importants et les moins mesurés. La quasi-totalité du retravail trouve son origine dans une décision prise trop vite, avec trop peu d’information.

• Distinguez rapidité et précipitation : Être rapide, c’est réduire les délais inutiles. Se précipiter, c’est supprimer des étapes utiles. La première fait gagner du temps, la seconde en fait perdre.

• Instaurez un délai de décision : Pour les choix engageants, imposez-vous un temps minimal entre l’information et la décision. Même vingt-quatre heures changent la qualité de l’arbitrage.

• Vérifiez l’urgence réelle : Demandez systématiquement pour quand c’est vraiment nécessaire. Une part importante des urgences déclarées n’en sont pas.

Prendre son temps n’est pas ralentir le projet. C’est refuser de payer plus tard le prix d’une décision bâclée aujourd’hui.

Quelle décision récente auriez-vous prise différemment avec vingt-quatre heures de plus ?

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