Une stratégie révisée en permanence n’est pas une stratégie. Une stratégie jamais révisée non plus.
Les deux erreurs se ressemblent peu mais coûtent autant. Changer de cap à chaque signal désoriente les équipes, qui finissent par attendre le prochain revirement avant de s’engager. Ne jamais changer conduit à défendre pendant trois ans un plan bâti sur des hypothèses périmées.
Ce qui manque le plus souvent n’est pas la lucidité, c’est la cadence.
Sans rendez-vous prévu, la stratégie n’est rouverte que sous le coup d’une crise, c’est-à-dire au pire moment : dans l’urgence, sous pression, et avec les mauvaises données.
• Fixez une revue trimestrielle : Assez fréquente pour corriger, assez espacée pour que les décisions aient produit un effet mesurable.
• Écrivez vos hypothèses : On ne peut constater qu’une hypothèse est fausse que si elle a été formulée quelque part.
• Distinguez le cap et la route : Changer de moyens n’est pas changer d’objectif. Confondre les deux crée le sentiment d’instabilité.
Une stratégie n’a pas besoin d’être juste dès le départ. Elle a besoin d’un mécanisme qui la corrige avant que l’écart devienne coûteux.
Quand avez-vous rouvert votre stratégie autrement que sous la contrainte ?
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