Nous comptabilisons mal nos échecs.
Une tentative ratée est identifiée, commentée, parfois reprochée. Une tentative jamais engagée n’apparaît nulle part. Résultat : nous nous protégeons soigneusement du premier type d’échec, tout en accumulant sans le voir le second, qui est pourtant le plus définitif.
Un essai raté produit toujours quelque chose ; un renoncement ne produit rien.
La tentative laisse une compétence acquise, une relation nouée, une information sur ce qui ne fonctionne pas. Le renoncement laisse une situation strictement identique, plus quelques mois écoulés. Sur une carrière, ce sont les non-tentatives qui coûtent le plus cher.
• Évaluez le vrai risque : Dans la majorité des cas professionnels, le pire scénario est un « non » et un peu d’inconfort. Rarement davantage.
• Réduisez la taille du pari : Un test à petite échelle transforme une décision effrayante en simple expérience.
• Fixez-vous une échéance : Une idée sans date de tentative devient une idée abandonnée, sans que la décision ait jamais été prise.
Vous regretterez rarement une tentative qui a échoué. Vous vous souviendrez longtemps de celle que vous n’avez pas faite.
Quelle tentative reportez-vous depuis assez longtemps pour l’avoir presque oubliée ?
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