Anticiper la catastrophe avant qu’elle ne survienne
Inventée par le psychologue Gary Klein, la technique du Pre-Mortem (Analyse Prospective de l’Échec) est l’inverse d’un Post-Mortem classique. Au lieu d’attendre qu’un projet échoue pour comprendre pourquoi, l’équipe se réunit *avant* le lancement du projet et fait une projection mentale dans le futur en imaginant que le projet a été un désastre absolu.
Les 4 Étapes d’un atelier Pre-Mortem
1. Planter le décor de l’échec futur
Le chef de projet ouvre la séance avec la consigne : « Imaginez que nous sommes dans 12 mois. Le projet a été un échec total et catastrophique. Le budget est épuisé et les clients sont furieux. ».
2. Rédaction individuelle des causes de l’échec (5 minutes)
Chaque participant écrit silencieusement toutes les raisons possibles qui ont pu conduire à ce désastre (ex: « Le serveur n’a pas tenu la charge », « Le partenaire X a fait faillite », « L’équipe n’a pas été formée »).
3. Partage et consolidation des risques cachés
Chaque membre lit une raison de sa liste. Les langues se délient naturellement car l’exercice est ludique et supprime la censure sociale (personne ne passe pour un défaitiste puisque c’est la consigne !).
4. Construire le plan d’atténuation des risques
Classer les risques identifiés par criticité et mettre en place des mesures d’anticipation immédiates pour fermer les failles avant le démarrage effectif du projet.
Conclusion : Technique du Pre-Mortem
Le Pre-Mortem désamorce le biais de surconfiance et permet de corriger les failles critiques d’un projet pendant qu’il en est encore temps.
Pour aller plus loin : Technique du Pre-Mortem
- Méthode 58 : Le Working Out Loud (WOL) : Rendre son travail visible et développer son réseau par la générosité
- Méthode 59 : Le modèle Kirkpatrick : Évaluer l'impact et le ROI des formations d'entreprise en 4 niveaux
- Méthode 60 : La méthode des 3P (Préparer, Piloter, Pérenniser) : Réussir le déploiement d'un nouvel outil
- Méthode 61 : Le bilan de compétences inversé : Révéler les talents et favoriser la mobilité interne