Méthode 57 : La technique du Pre-Mortem : Imaginer l’échec d’un projet avant son lancement pour le prévenir

Anticiper la catastrophe avant qu’elle ne survienne

Inventée par le psychologue Gary Klein, la technique du Pre-Mortem (Analyse Prospective de l’Échec) est l’inverse d’un Post-Mortem classique. Au lieu d’attendre qu’un projet échoue pour comprendre pourquoi, l’équipe se réunit *avant* le lancement du projet et fait une projection mentale dans le futur en imaginant que le projet a été un désastre absolu.

Les 4 Étapes d’un atelier Pre-Mortem

1. Planter le décor de l’échec futur

Le chef de projet ouvre la séance avec la consigne : « Imaginez que nous sommes dans 12 mois. Le projet a été un échec total et catastrophique. Le budget est épuisé et les clients sont furieux. ».

2. Rédaction individuelle des causes de l’échec (5 minutes)

Chaque participant écrit silencieusement toutes les raisons possibles qui ont pu conduire à ce désastre (ex: « Le serveur n’a pas tenu la charge », « Le partenaire X a fait faillite », « L’équipe n’a pas été formée »).

3. Partage et consolidation des risques cachés

Chaque membre lit une raison de sa liste. Les langues se délient naturellement car l’exercice est ludique et supprime la censure sociale (personne ne passe pour un défaitiste puisque c’est la consigne !).

4. Construire le plan d’atténuation des risques

Classer les risques identifiés par criticité et mettre en place des mesures d’anticipation immédiates pour fermer les failles avant le démarrage effectif du projet.

Conclusion : Technique du Pre-Mortem

Le Pre-Mortem désamorce le biais de surconfiance et permet de corriger les failles critiques d’un projet pendant qu’il en est encore temps.

Pour aller plus loin : Technique du Pre-Mortem

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