Une vision qui n’exclut rien ne sert à rien.
« Améliorer l’expérience client » ne permet d’écarter aucune demande. Résultat : tout entre dans le périmètre, chaque partie prenante ajoute son besoin, et l’équipe se retrouve à livrer douze choses moyennes au lieu de deux qui comptent.
Le test d’une vision n’est pas l’adhésion, c’est le refus qu’elle rend possible.
Une vision utile permet de dire non en réunion sans négocier pendant une heure. Elle donne un critère : cette demande sert-elle l’objectif énoncé, oui ou non ? Si la réponse est discutable à chaque fois, la vision est trop large.
• Formulez ce que le projet ne fera pas : La liste des exclusions est souvent plus utile que celle des ambitions.
• Chiffrez le résultat attendu : Un objectif sans nombre ne permet ni d’arbitrer ni de constater la réussite.
• Vérifiez la compréhension à trois niveaux : Sponsor, chef de projet et exécutant doivent la reformuler pareil. Sinon elle n’est pas partagée.
Un projet clair avance plus vite non parce que l’équipe est plus rapide, mais parce qu’elle perd moins de temps à arbitrer ce qui n’aurait jamais dû entrer.
Que refuseriez-vous aujourd’hui au nom de la vision de votre projet ?
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